Le monde souterrain de Paul

×Récit de la journée

Lundi 11 mars au matin, nous avons rendez-vous avec Paul, notre guide spéléologue pour la journée. Habillés en lutin, nous nous engouffrons dans une forêt dense aux feuillages exotiques.
Révision des manips de corde

Un chemin étroit serpentant au milieu de grandes fougères nous conduit à notre première descente en rappel d’environ 20 mètres. Nous y allons chacun notre tour, les femmes d’abord, of course. Cette première descente est impressionnante, d’autant que le système d’assurage est différent et que mes pieds pendent dans le vide, la paroi étant trop loin. Une fois les premières frayeurs passées, je regarde enfin autour de moi et découvre un paysage digne de l’imaginaire de Miyazaki : une végétation dense et variée, des arbres aux troncs imposants et tordus, plusieurs grottes où coule une petite rivière, et des oiseaux qui chantent.
Laura en rappel

Nous entrons dans une grotte en suivant la rivière. Au détour d’un virage, une première rencontre insolite, avec une puis deux anguilles (eels) qui se faufilent entre nos pieds. Notre guide Paul leur donne à manger des escargots qu’il a amenés exprès. Des anguilles apprivoisées.

Anguille

En poursuivant notre chemin, nous arrivons dans la plus grande salle de la grotte et nous éteignons nos lampes, le temps pour nos yeux de s’habituer à l’obscurité totale qui règne ici. Au bout de quelques minutes, des centaines de points verts scintillent sur la paroi, comme des étoiles dans le ciel. Notre première observation de vers luisants (glowworms).

Observation des vers luisants

C’est dans une plus petite salle que nous les découvrons davantage. Il nous suffit de lever les yeux pour voir les vers dans leur état normal. Ils mesurent 2 à 3 cm de long. Nous pouvons voir les nombreux filaments collants qui pendent de la paroi. Ils les ont tissés pour piéger leurs proies, des petites mouches d’eaux qui, comme Icare, veulent voler trop près de la lumière et se prennent les ailes dans les filaments. Gluant, mais appétissant.
Vers luisants

Après plusieurs heures passées dans la grotte, nous quittons l’obscurité souterraine pour remonter à la surface, où le soleil brille comme un jour de canicule. Nous rejoignons notre dernier point de descente en rappel (30 m). Cette fois-ci, je n’ai plus peur, enfin presque plus, et je descends plus vite. Seule la corde qui brûle mes mains me ralentit.

Pose de l'éclair dans les grottes

Encore une belle journée.

Laura
Passage dans un boyau

Publié le: 11 mars 2013

Auteur: Laura

Catégorie: Blog, Ile du Nord, Océanie

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